Nice - FESTIVAL DU LIVRE DE NICE

FESTIVAL DU LIVRE DE NICE
du 31 Mai au 02 Juin - De 10h à 19h

FESTIVAL DU LIVRE DE NICE

31 MAI - 1er & 2 JUIN 2019

De 10h à 19h - Entrée libre

Conférences, dédicaces, débats, concerts, lectures, spectacles, auteurs attendus… 

Retrouvez tout le programme sur https://lefestivaldulivredenice.com/programme-2/


Huit romans en lice pour le 24ème Prix “Nice Baie des Anges”

31 MAI - 1er & 2 JUIN 2019
Huit romans ont été sélectionnés par les membres du jury présidé par Franz-Olivier Giesbert pour le 24ème prix Nice Baie des Anges. Parrainé et doté par la Ville de Nice, ce prix littéraire récompense un roman paru dans les douze mois précédant le Festival du Livre de Nice. A l’issue des délibérations qui réunissent un jury professionnel et un jury populaire, le lauréat sera annoncé le vendredi 17 mai 2019.

La sélection :

Deux sœurs, David FOENKINOS (Gallimard)
Quatre-ving-dix secondes, Daniel PICOULY (Albin Michel)
Le mangeur de livres, Stéphane MALANDRIN (Seuil) 
Kiosque, Jean ROUAUD (Grasset)
La vraie vie, Adeline DIEUDONNÉ (L’Iconoclaste) 
Le discours, Fabrice CARO (Gallimard)
Les belles ambitieuses, Stéphane HOFFMANN (Albin Michel)
Frère d’âme, David DIOP (Seuil)

Le jury : Présidé par Franz-Olivier Giesbert, le jury réunit les écrivains, Paule Constant, de l’académie Goncourt, Irène Frain, Aurélie de Gubernatis, Didier van Cauwelaert, Laurent Seksik, Jean-Lug Gag, Conseiller municipal à la Ville de Nice, délégué au patrimoine historique, à l’archéologie, aux archives, à la littérature, à la lutte contre l’illettrisme, au théâtre, et à la langue niçoise et Nicolas Galup, rédacteur en chef à Azur TV. Un jury de dix lecteurs, amoureux des livres et des mots, est également associé aux délibérations. Le lauréat sera annoncé le vendredi 17 mai 2019.

Le Prix Nice Baie des Anges sera décerné le vendredi 31 mai par M. Christian Estrosi, Maire de Nice, Président délégué de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, en ouverture de la 24e édition du Festival du Livre de Nice (31 mai, 1er et 2 juin 2019).

Depuis sa création en 1996, ce prix littéraire a couronné les romanciers : Patrick Renaudot, Raoul Mille, Franz-Olivier Giesbert, Gérard de Cortanze, Claude Imbert, Jean-Noël Pancrazi, Paula Jacques, Vénus Khoury-Ghata, Richard Millet, Eric Fottorino, Jean-Paul Enthoven, Didier van Cauwelaert, Saphia Azzeddine et René Frégni, Daniel Cordier, Laurent Seksik, Aurélie Hustin de Gubernatis, Romain Slocombe, Valérie Tong Cuong, Sylvain Tesson, Jérôme Garcin, Akli Tadjer, Barbara Israël, Jean Siccardi.


LES HUIT LIVRES « COUP DE CŒUR » DES MEMBRES DU JURY

Franz-Olivier Giesbert, président du jury a sélectionné Deux sœurs de David FOENKINOS (Gallimard)

Le Foenkinos est une langue. Elle peut parler de n’importe quoi, une rupture amoureuse ou un mal de dos, on est toujours pris par sa simplicité vive, subtile, imprégnée d’humour. Dès la première page de « Deux sœurs », on sait que c’est gagné et qu’on ira jusqu’au bout de ce roman, avec l’espèce de fébrilité qui vous saisit quand vous lisez un bon thriller. « Deux sœurs » n’est pas un thriller, mais un conte cruel. Le monde de Mathilde, professeure de français, s’écroule quand son homme lui annonce qu’il la quitte après lui avoir proposé de l’épouser. La jeune femme sera bientôt recueillie par sa sœur Agathe dans le petit appartement qu’elle partage avec son mari Frédéric et leur fille. L’air va rapidement y devenir irrespirable. Je ne vous dis pas pourquoi. Je vous laisse découvrir.
Franz-Olivier Giesbert

Paule Constant, de l’académie Goncourt, a sélectionné Quatre-vingt-dix secondes, de Daniel PICOULY (Albin Michel)

Quatre-vingt-dix secondes et 265 pages c’est la gageure pour saisir dans un dernier regard le monde et la nature qui vont disparaître et embrasser l’agitation humaine. A la fois roman panthéiste et roman populaire dans la veine des feuilletons contemporains de la catastrophe de la Montagne pelée et de ses 30 000 morts.
Paule Constant, de l’académie Goncourt

Irène Frain a sélectionné Le mangeur de livres, de Stéphane MALANDRIN (Seuil)

Si vous aimez dévorer les livres, les engloutir, les savourer, les déguster, vous allez vous régaler du « Mangeur de livres » de Stéphane Malandrin. Un festin de mots concocté avec jubilation par un auteur dont c’est le premier roman mais qui, pour autant, affiche ici une maestria étonnante. Le sujet : à l’aube de la Renaissance, dans la bonne ville de Lisbonne, deux petits délinquants à l’appétit insatiable passent le plus clair de leur temps à dévaliser les charcuteries, boucheries, triperies, caves à vin et plus généralement tous les lieux de goberge et ripaille. Un jour, un de leurs raids gastronomiques tourne mal et l’un des deux vélociraptors de la grande bouffe se retrouve piégé dans une crypte où il n’a rien d’autre à se mettre sous la dent qu’un vieux codex. Il l’ingère avec la même voracité qu’un de ces fricandeaux aux couilles de mouton dont il aime faire son ordinaire, mais le vélin du vieux manuscrit, sans doute contaminé par un parasite, le rend addict aux livres. Les plus délectables, bien entendu, ceux d’avant l’imprimerie, les Bibles en exemplaire unique calligraphiées sur des vélins de prix, les récits de guerres anciennes armoriés d’enluminures, les histoires mirifiques de temps obscurs patiemment couchées sur des parchemins qui fondent sous le palais ou croquent sous les molaires — c’est selon. Dès lors, panique sur Lisbonne: où va s’enfuir la mémoire du monde, je vous le demande…

J’ai découvert ici un écrivain surdoué. Le texte est bref et brillant, l’humour dévastateur, le tonus narratif impressionnant. Beaucoup de finesse dans la truculence — ce qui n’est pas donné à tout le monde — , et une belle virtuosité verbale, à l’image de celle de cet autre et magnifique dévorateur de livres et de mots que fut Rabelais.

Irène Frain

Laurent Seksik a sélectionné Kiosque, de Jean ROUAUD (Grasset)

L’auteur, lauréat du prix Goncourt 1990 a tenu pendant 7 ans avant de recevoir son prix un kiosque au 101 rue de Flandre à Paris. Kiosque est un vibrant hommage à ce « théâtre de marionnettes » dont l’auteur a été le spectateur privilégié. Le livre est d’abord une formidable galerie des portraits que Rouaud a pu rencontrer au fil des années, des êtres cassés par la vie qui vont chercher en même temps que leur journal un brin d’espérance chaque matin

Il y a P. avec qui Roaud travaille dans le kiosque et qui représente tout un pan enfui de l’histoire de la presse écrite. Il y a M. le peintre maudit qui veut vivre de son art, comme Rouaud voudrait vivre de ses livres pas encore publiés, il y a Chirac, ainsi surnommé car il attend que la mairie de Paris lui accorde un studio, il y a Chagall, un lecteur d’un journal yiddish, qui cache sa détresse d’avoir perdu tous les siens, et puis des émigrés originaires de Yougoslavie. Rouaud fait revivre avec gourmandise et intelligence toute une époque, celles des années 90, de ces débats qui nous semblent lointains.

Mais si le livre raconte avec une rare humanité ce monde qu’il voit évoluer, sous le froid glacial ou la chaleur caniculaire de son kiosque, il est surtout la genèse d’un écrivain, comment Rouaud envoie ses manuscrits ne reçoit que des refus, comment ces vies qu’il voit défiler nourrissent ces romans non publiés. L’auteur revient sur les difficultés, les contradictions et les exigences qui lui rendaient l’écriture si difficile, comme de nager à contre-courant.

C’est un roman autobiographique à l’écriture puissante et maitrisée, livre mélancolique sans être nostalgique et qui nous donne envie de relire Les Champs d’Honneur et Des hommes illustres, comme pour tenir les deux bouts de la création, et nous émerveiller de tout ce que Rouaud préparait durant ces sept ans de réflexion.

Laurent Seksik

Aurélie de Gubernatis, a sélectionné La vraie vie, de Adeline DIEUDONNÉ (L’Iconoclaste)

Ce roman coup de poing retrace la perte brutale de l’innocence pour une petite fille de dix ans, qui décide de braver son univers familial et se transformer en guerrière afin de sauver son petit frère. Aux frontières du conte fantastique et de la satire sociale ultra réaliste sur le thème brûlant de la maltraitance faite aux femmes et aux enfants, la candeur restera le fil conducteur de ce roman acide dépeignant une famille où la violence est reçue en héritage.

Aurélie de Gubernatis

Jean-Luc Gag a sélectionné Le discours, de Fabrice CARO (Gallimard)

Le discours, de Fabrice Caro, c’est un personnage attendrissant qui subit un repas de famille. C’est aussi la jubilation de lecteurs qui retrouvent des moments vécus. C’est enfin, à partir d’une observation bien sentie de nos travers et faiblesses, une succession ininterrompue de petits bonheurs faits de rire et d’émotion. Une pièce de théâtre en puissance, drôle et rythmée !

Jean-Luc Gag

Didier van Cauwelaert a sélectionné Les belles ambitieuses, de Stéphane HOFFMANN (Albin Michel)

Une fois encore, j’ai souhaité privilégier le bonheur de lecture que diffuse un style gouverné par l’humour, la précision et les émotions délestées à la fois de tout pathos et de tout édulcorant. Un style d’une élégance fluide travaillée au cordeau. Ironie généreuse, misanthropie bienveillante et pessimisme ouvert à toutes les belles surprises qui réenchantent le monde – voilà les ingrédients de ce roman délicieux. Nostalgie sans faux col et vigueur libératoire y gravitent autour de trois femmes hors-pair : la jeune Coquelicot, qui manie le plaisir avec autant d’indépendance que d’altruisme, l’ambitieuse Isabelle qui veut changer la vie à n’importe quel prix, et l’inoxydable Marraine qui tisse et déconstruit la carrière politique de ses nombreux amants. Stéphane Hoffmann, qui, après avoir fondé l’Académie des Beurrés nantais, fut lauréat des prix Roger Nimier et Jean Freustié, est un hussard joyeux, un maréchal-ferrant de l’humour qui nous fait revisiter, au trot enlevé, la France des années 70. En nous racontant plusieurs destins croisés, il diffuse de façon jubilatoire une philosophie du renoncement aux désillusions issues du carriérisme. Une philosophie qui est, du reste, la ligne de conduite de l’auteur, antiparisianiste au long cours ayant toujours préféré les jardins aux arènes médiatiques et la compagnie des chiens au commerce des hommes. Il me reste à vous souhaiter un bon voyage en Hoffmmannie septentrionale, pour reprendre l’expression d’un de ses plus grands supporters, le regretté Félicien Marceau. Et j’espère que vous adopterez, chemin faisant, la devise de ce Breton pour qui la modération est une forme de pingrerie mentale – une devise qui résonne aussi fièrement quand on repose un livre que lorsqu’on tend son verre : “Remettez-nous ça !”

Didier van Cauwelaert


Nicolas Galup a sélectionné Frère d’âme, de David DIOP (Seuil)

Entamer la lecture de « frère d’âme » c’est accepter de s’abandonner. S’abandonner au récit d’Alfa N’Diaye et à la cruauté des tranchées de la guerre de 14. S’abandonner à une narration menée tambours battant qui vous entête comme une complainte africaine. Un roman bref qui retrace l’expérience d’enfer d’un tirailleur sénégalais où se mêlent l’amour, l’amitié, la fraternité et l’atroce.

Nicolas Galup

FESTIVAL DU LIVRE DE NICE
Jardin Albert 1er - Nice
du 31 Mai au 02 Juin - De 10h à 19h
2019-05-31T00:00:00 Appeler maintenant
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Tarif: Événement gratuit







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